THE HOUSE
MAUD LEFEBVRE CIE

SPECTACLE POUR JEUNES ET ADULTES
à partir de 13 ans
Aujourd’hui, nous sommes tous immergés dans des formes de “narration” modernes au sens large : séries, jeux vidéo, réseaux sociaux. Pour les adolescent·es, ces univers sont devenus un langage commun et c’est avec ce langage que Nanashi entre en dialogue.
En intégrant les codes et les références du cinéma, du jeu vidéo et du manga, et avec un rythme rapide et précis, le spectacle redéfinit la manière dont le théâtre peut engager un public plus jeune, en le rapprochant de ce qu’il consomme et apprécie déjà.
Nanashi ne se contente pas de raconter une histoire : il propose une expérience scénique immersive, à la frontière entre le théâtre et les codes narratifs qui façonnent les imaginaires d’aujourd’hui.
NANASHI & RAHAT
Un spectacle de
Maud Lefebvre
et
Distribution A
Ludovic Bou
Raphaël Deshogues, Lara Raymond
Distribution B
Lucas Bustos Topage Raphaël Deshogues, Elise Lefauconnier
Voix off
Ludovic Bou
Création et régie lumière
Anthony Lampin
Costumes
Stéphanie Pitiot
Enregistrement voix off
Norbert Gouttefangeas
Régie en itinérance
Bertrand Faure
ou
Zacharia Abdeddaïm
Accompagnement en diffusion
Audrey Vozel
Administration
Louis-Alban Armengaud
À LA CRÉATION
Régie son
Mathieu Vallet
Régie lumière
Théo Gagnon
Régie plateau + construction
Thibault Villalta
Attachée de production
Esther Mérite
TEASER
Montage
Maud Lefebvre
Images
Clément Fessy
Sont deux amis adolescents que tout sépare : leurs origines, leurs caractères, leurs situations familiales. Néanmoins ils ont un point commun : la violence du monde qui les entoure. Ils vont croiser la route de , un personnage aussi pétillant qu’intrigant, qui va bousculer leur codes. Ensemble, ils forment un trio improbable… jusqu’à ce que le passé de Rahat ressurgisse. Un secret les entraîne alors dans une spirale violente et surnaturelle.
L’histoire se déroule dans un milieu urbain et sombre, les scènes s’enchaînent avec un rythme haletant et dans un univers hautement cinématographique.
Pour imaginer une fiction destinée aux adolescent.e.s, qui prendrait vie soit dans leur salle de classe, soit dans un théâtre, Maud Lefebvre s’est inspirée des univers qui leur parlent : séries TV, films d’horreur, jeux vidéo, mangas…
Elle s’en empare avec énergie, dans un récit oscillant entre le thriller, le conte fantastique, la romance naissante et le drame familial.
La complexité des relations entre adultes et ados, l'importance du langae, la banalisation de la violence, les préjugés sur le genre, l’orientation sexuelle ou les origines sociales sont ici abordés subtilement dans un scénario haletant.
Nanashi comprendra-t-il les pouvoirs que sa mère lui a laissés en héritage ?
Réussira-t-il à rompre le pacte maléfique qu’a signé son ami ?
Avant de connaître la fin, vous aurez le souffle coupé.
SONY
Production déléguée Théâtre Nouvelle Génération – CDN de Lyon
Avec le soutien de L’École de la Comédie de Saint-Étienne / DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes
L'ORIGINE
Je n'ai jamais cessé d'aimer les récits qui ont accompagné mon enfance et mon adolescence.
Longtemps, je les ai vus considérés comme des objets culturels mineurs, alors même qu'ils façonnent profondément notre manière de penser. Les mangas, les jeux vidéo, les séries ou les grandes sagas populaires constituent aujourd'hui un imaginaire partagé par plusieurs générations. Ils nourrissent nos représentations du bien et du mal, du courage, de la liberté, de l'amitié ou du pouvoir. Ils ne se contentent pas de raconter des histoires : ils participent à notre compréhension du monde.
Cette conviction est au point de départ de Nanashi.
Mais en écrivant, une autre question s'est progressivement imposée à moi.
Nous avons souvent tendance à penser l'adolescence comme l'âge de la découverte de soi. Pourtant, elle me semble être avant tout l'âge d'une autre découverte : celle de ce qui nous précède.
Nos manières de parler, d'aimer, de nous défendre, de désirer ou de nous projeter dans l'avenir ne naissent pas de nulle part. Elles sont en partie héritées. La famille, l'école, le milieu social, les récits que nous avons reçus et les modèles qui nous entourent façonnent notre rapport au monde bien avant que nous en ayons conscience.
Grandir ne consiste alors peut-être pas à devenir soi-même, mais à comprendre de quoi ce « soi » est déjà composé.
Cette prise de conscience ouvre une difficulté fondamentale, car il ne suffit pas d'identifier les mécanismes dont nous avons hérité pour nous en affranchir.
Nous pouvons reconnaître les limites d'une éducation, les effets d'un déterminisme social, la violence d'un modèle affectif ou l'absurdité de certaines injonctions sans pour autant parvenir à les transformer.
La lucidité ne garantit pas l'émancipation.
Nous continuons souvent à reproduire des comportements dont nous percevons pourtant les failles.
Cette tension traverse aussi bien les individus que les familles, les institutions ou les sociétés. Nous savons parfois ce que nous ne voulons plus transmettre, mais nous ignorons encore par quoi le remplacer.
Le choix
Si Nanashi s'intéresse aux héritages familiaux, sociaux et culturels qui façonnent les individus, le spectacle ne défend pas pour autant une vision entièrement déterministe de l'existence. Les personnages découvrent progressivement que leurs difficultés s'inscrivent dans une histoire plus ancienne qu'eux. Pourtant, reconnaître cette histoire ne revient pas à s'y soumettre.
La question qui traverse le spectacle n'est pas de savoir s'il est possible d'échapper complètement à ce qui nous a construits. Elle est de savoir s'il existe, malgré tout, un espace de choix. Un espace, même infime, à partir duquel une trajectoire peut dévier de ce qui semblait déjà écrit.
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